DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
ET SI ON ARRETAIT LES BONNES RÉSOLUTIONS IRREALISTES AU TRAVAIL ?

POURQUOI CE SUJET EST ESSENTIEL AUJOURD’HUI ?
Chaque début d’année, l’énergie est à la hauteur des bonnes résolutions prises avec enthousiasme : devenir plus productif, atteindre des objectifs ambitieux, réinventer sa manière de travailler… Mais combien de ces engagements tiennent vraiment ? Dans le contexte professionnel et plus largement de la Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT), ces résolutions, souvent irréalistes, peuvent s’avérer contre‑productives, voire dangereuses pour le bien‑être et la performance des salariés.
– 01. DES OBJECTIFS IRREALISTES = RISQUES POUR LA QVCT

LE PIEGE DES OBJECTIFS TROP AMBITIEUX
Les bonnes résolutions au travail sont souvent des objectifs ambitieux sans plan d’action clair. Elles manquent de précision, de réalisme et d’indicateurs concrets. Selon des analyses sur les échecs fréquents des résolutions, près de 91 % des objectifs fixés ne sont pas tenus à long terme, et 23 % abandonnent en moins d’une semaine : signe qu’on part souvent d’une base complétement irréaliste.
En entreprise, cela se traduit par un sentiment d’échec qui peut impacter la motivation et la confiance, non seulement chez l’individu, mais au sein des équipes également.

STRESS, ÉPUISEMENT ET BAISSE DE PERFORMANCE
La recherche montre clairement que poursuivre des objectifs inatteignables est associé à une augmentation du stress, de l’anxiété et de troubles psychologiques, car les salariés s’efforcent de remplir des attentes impossibles.
Concrètement, cela peut conduire à :
- Un burnout et un épuisement professionnel,
- Une démotivation, un désengagement et une baisse de performance,
- Une augmentation de l’absentéisme et du turnover des talents.

ÉROSION DE LA CONFIANCE DANS LE LEADERSHIP
Fixer des buts irréalistes peut aussi nuire à la confiance entre les équipes et les hiérarchies. Lorsque les objectifs ne sont pas atteints, tout le monde peut se questionner sur la crédibilité de chacun, ce qui entame un climat de travail tendu.
– 02. SE LIBÉRER DES « BONNES RESOLUTIONS » : UNE APPROCHE PLUS SAINE

REMPLACER LES RESOLUTIONS PAR DES OBJECTIFS REALISTES ET ACTIONNABLES
Au lieu de déclarer des résolutions vagues et ambitieuses, fixer des objectifs SMART (Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes, Temporels) permet de donner une feuille de route. Cela aide à :
- Clarifier ce qui est attendu,
- Mesurer réellement les progrès,
- Maintenir l’engagement sur la durée.
Ce type d’approche dépasse la simple intention et s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue.

CONSTRUIRE DES HABITUDES PLUTOT QUE DES RESULTATS MAGIQUES
Les leaders les plus efficaces recommandent de se concentrer moins sur des résolutions et plus sur des routines et des standards qui favorisent la performance quotidienne.
Par exemple :
- Structurer la journée avec des moments dédiés aux tâches prioritaires,
- Instaurer des rituels d’équipe pour nourrir la cohésion,
- Prévoir des temps de pause et de récupération.
Ces habitudes donnent de la structure et permettent de transformer un objectif « idéal » en une réalité vécue au quotidien.

ENCOURAGER L’AJUSTEMENT DES OBJECTIFS PLUTOT QUE L’ACHARNEMENT
Les recherches comportementales montrent qu’abandonner ou ajuster des objectifs inappropriés peut améliorer le bien‑être et renouveler le sens au travail.
Plutôt que de s’accrocher à un objectif irréalisable, une révision vers des objectifs atteignables favorise la résilience et maintient l’engagement.
– 03. QVCT : UN CADRE PRAGMATIQUE POUR DES PRATIQUES DURABLES
La Qualité de Vie et des Conditions de Travail (QVCT) est un cadre reconnu pour réfléchir collectivement à la manière dont le travail est organisé, vécu et valorisé. Selon l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact), les démarches QVCT portent sur six grands axes : organisation du travail, management, dialogue social, santé au travail, égalité et développement des compétences.
Intégrer la réflexion sur les objectifs réalistes s’inscrit parfaitement dans le cadre de ces axes, car cela :
- Favorise un dialogue réel entre managers et collaborateurs,
- Aide à définir des attentes cohérentes et partagées,
- Permet d’éviter les injonctions paradoxales (demander la performance sans tenir compte des ressources disponibles).
– 04. EXEMPLES CONCRETS POUR REMPLACER LES RESOLUTIONS IRREALISTES

AU LIEU DE « DEVENIR PLUS PRODUCTIF »
→ Fixer un objectif précis : « Réduire le temps passé en réunions improductives de 20 % d’ici 3 mois

AU LIEU DE « AMELIORER LA COMMUNICATION »
→ Mettre en place un rituel hebdomadaire d’échange structuré avec bilan, indicateurs… Toutes. Informations qui vous semblent importantes à être partagées.
– 05. VERS UNE QVCT PLUS REALISTE ET DURABLE
Les bonnes résolutions irréalistes sont souvent séduisantes, mais leur impact sur la qualité de vie au travail et la performance durable est plus négatif que bénéfique. En contexte professionnel, il est essentiel de :
- Fixer des objectifs réalistes
- Construire des habitudes plutôt que des résultats magiques,
- Ajuster les attentes selon les ressources,
- Et intégrer ces pratiques dans une démarche QVCT globale.
Changer de paradigme, passer des résolutions irréalistes à une approche pragmatique, permet non seulement de protéger le bien‑être des salariés, mais aussi d’augmenter l’engagement, la performance collective et la confiance au travail.
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